| Le seize juillet mil huit cent dix-sept, je soussigné, prêtre curé de la paroisse St. Louis de Chandernagor, certifie avoir de nouveau donné la bénédiction nuptiale par des raisons justes et légitimes dans sa maison située dans la rue sise [laissé en blanc] à Monsieur Louis François Jean Baptiste Héron, natif de Fontainebleau, âgé de cinquante-six ans, et à Dame Louise Eléonore Rise, native de Chétina, proche de Cochin à la côte Malabare, âgé de cinquante-deux ans, fille d'un Hollandais, tous les deux déjà mariés ensemble à Cheringapatnam par un prêtre catholique de la mission à Goa le dix mai mil sept cent quatre vingt quatre. Et ce renouvellement a eu lieu pour ôter tout doute et difficulté que pourrai[en]t avoir à leur mariage, les parties contractantes, ne pouvant à présent le prouver parce que peu après leur mariage, Tipou renvoya tous les prêtres de son pays, et brûla tous les registres ; parce que les parties contractantes perdirent l'extrait de leur mariage signé par le prêtre et quatre témoins les [ - ] de Cheringapatnam par Mylord Cornwalis et aussi parce que les témoins de leur premier mariage n'existent plus. Les parties contractantes nous ont présenté une fille et deux garçons, savoir Anne, née à Haiderabade le douze juillet mil sept cent quatre-ving dix-huit, baptisée à Masulipatam, Augustin François né à Chandernagor le seize février mil huit cent un, et Pierre Louis, né aussi à Chandernagor le vingt deux novembre mil huit cent quatre et baptisés tous les deux dans cette paroisse le dix huit mai mil huit cent onze, qu'ils ont reconnus et déclarés leurs propres et en vertu de cet acte légitimés en cas de doute de leur premier mariage pour avoir droit à tous leurs biens tant présents que futurs. Ont été témoins messieurs Dominique Jean Baptiste Berchon de Fontaine, Jean Baptiste Desgranges, Jean Joseph Perrier et Louis Couder qui ont signé avec moi, ainsi que l'époux, l'épouse a déclaré ne savoir signer, de ce interpellée suivant l'ordonnance. |